lundi 3 octobre 2011


« Baby arrête de bad tripper. Je préfère quand tu fais des bulles avec les Malabar. Tu sais, je suis fort... mais toi... toi t'as bouffé des aimants, et je suis attiré comme un con. J'y peux rien. C'est magnétique. Comme l'aiguille d'une boussole qui pointe vers le nord. Moi, c'est toi que je pointe. Je suis le papillon, toi t'es l'ampoule, et c'est monstrueux le plaisir que je prends à me faire cramer. Lou, tu sens les souvenirs d'enfance, la plage et le paprika. Et moi, ça me rend dingue... T'as les jambes les plus douces que j'aie touchées, comme celles d'une Barbie... et tes yeux Lou, tes yeux, c'est des autoroutes. J'en ai marre de te voir traîner tes godasses comme une petite fille, j'en ai marre de te voir faire la pute... Ramasse tes clopes, ramasse ta belle gueule... Suis-moi, on a encore le temps d'improviser. Viens Lou, on va continuer d'inquiéter les trottoirs. Je sais que tu dis je t'aime comme tu dis pardon. Je sais tout ça Lou, et j'ai très envie de t'embrasser. »


Sacha Sperling, Les coeurs en skaï mauve